Tenir un journal de tirages est probablement la pratique qui distingue le plus une approche sérieuse du Tarot d'une consommation occasionnelle. C'est sur la durée, à relire ses tirages passés, qu'apparaissent les motifs et les leçons qu'on n'avait pas vus sur le moment.
Le journal accueille chacun de vos tirages avec ses cartes, la position de chacune, la question posée, et un espace de notes libre dans lequel consigner votre interprétation à chaud : ce qui résonne, ce qui surprend, ce qui semble contradictoire. Chaque entrée peut être nommée (par exemple par le nom d'un consultant si vous tirez pour quelqu'un) et taguée. Vous pouvez exporter une entrée par e-mail, la partager comme image, ou la retrouver plus tard depuis le moteur de recherche interne.
Quelques principes de tenue de journal méritent l'attention. Écrire avant d'interpréter : la première phrase écrite face à un tirage est souvent la plus juste, car elle précède la rationalisation. Ne pas effacer les notes anciennes même si elles paraissent fausses : c'est précisément l'écart entre l'interprétation d'origine et le déroulement réel des événements qui forge le discernement. Relire à intervalles réguliers — toutes les deux ou trois semaines au début, puis tous les mois — en revenant sur les tirages passés sans relire d'abord ses propres notes, pour confronter la lecture neuve à la lecture initiale.
Le journal sert aussi de garde-fou. Si vous tirez pour la même question plusieurs fois en peu de temps, il en garde trace, ce qui aide à reconnaître les boucles obsessionnelles et à reformuler. Sur la question de la posture du praticien et de l'éthique d'usage du Tarot, voir le guide d'éthique. Pour intégrer le journal à une pratique régulière, voir le guide de méthode.